Un Serbe de 39 ans a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 3 ans de prison après avoir commis un home-jacking lors duquel deux jeunes filles avaient été séquestrées. Le prévenu avait été confondu uniquement grâce à son ADN laissé sur le lieu des faits. Les faits avaient été commis par trois auteurs en région liégeoise dans une habitation privée appartenant à un restaurateur. Deux jeunes filles avaient été enfermées dans la salle de bain de cette maison pendant que les auteurs dérobaient d'importantes sommes d'argent liées aux recettes professionnelles du propriétaire des lieux. Un seul des auteurs des faits avait pu être confondu en 2012 après une condamnation à une peine de 6 ans pour une entrave méchante à la circulation. L'ADN de cet individu avait été comparé aux banques de données existantes et le rapprochement entre lui et les faits commis à Liège avait pu être réalisé. Cet homme postulait pourtant son acquittement devant le tribunal car il n'avait pas été identifié par les victimes lors d'une confrontation. Il affirmait qu'il n'existait aucun élément probant contre lui au dossier, à l'exception de cette trace d'ADN retrouvée dans une goutte de sang. Il n'expliquait pas la présence dans cette goutte de sang dans la maison des victimes et prétendait qu'il était en Allemagne au moment des faits. Le tribunal n'a pas tenu compte de ses explications et a considéré que la trace ADN constituait une preuve irréfutable de la participation du prévenu aux faits. Il a été condamné à une peine de 3 ans de prison.