Les organisations syndicales ont entamé vendredi l'analyse du nouveau projet de décret wallon sur les licences d'exportation d'armes et préparent une communication commune dans le courant de la semaine prochaine, préférant ne pas s'exprimer sur le fond du dossier d'ici-là. C'est un dossier complexe, nous devons prendre le temps d'analyser ce nouveau projet de décret avec le secteur et voir aussi comment réagira le parlement, souligne Antonio Fanara à la FGTB-Metal liégeoise. Nous constatons que tous les amendements déposés par le secteur n'ont pas été retenus: il faudra donc évaluer précisément l'impact de ce projet de décret, commente tout de même Gabriel Smal, secrétaire général national de la CSC-Metea. En tant que syndicalistes, nous ne sommes pas des vendeurs d'armes: notre souci, c'est l'emploi. Le secteur représente 15.000 emplois en Wallonie, dont la moitié en région liégeoise. Celui-là doit être garanti, c'est notre seul souci. Si le décret étrangle de manière pernicieuse certaines entreprises et coûte dès lors des emplois, ce sera un casus belli! Nous devons donc l'analyser en profondeur et cela va prendre quelques jours, a-t-il conclu.