L'Union des Classes moyennes de Liège a réalisé une enquête auprès de plusieurs centaines d'entrepeneurs situés sur le territoire liégeois, dans le cadre de la fermeture de la sidérurgie à chaud et des lignes du froid chez ArcelorMittal. Les résultats de cette étude sont sans détour: Les PME et les TPE souffrent dans l'indifférence générale, estime l'UCM. Sur les 6.959 entrepeneurs contactés, l'UCM a récolté 207 questionnaires. Ce taux de réponses de 3% est jugé particulièrement bon, selon les statistiques. 17% des répondants travaillent directement avec le groupe ArcelorMittal. Tous secteurs confondus, on constate que 46% des entreprises interrogées estiment que la réduction des activités d'ArcelorMittal a un impact sur leur chiffre d'affaires et 62% estiment qu'il y aura un impact négatif dans les 3 prochaines années. Sans surprise, ce sont les entreprises qui entretiennent des relations directes avec ArcelorMittal qui souffrent le plus. 28% d'entre elles estiment que le contexte actuel a un impact important sur leur chiffre d'affaires, on parle d'une diminution de 20%; 55% d'entre elles estiment cette perte à moins de 20%. Par ailleurs, 83% des entreprises pensent que leur chiffre d'affaires ne risque pas d'augmenter dans les prochaines années, au contraire. Dans les derniers 17%, si l'impact est moindre, il est toutefois présent. Pour l'UCM, l'onde de choc ArcelorMittal traverse l'ensemble du tissu économique liégeois avec une intensité variable selon les secteurs et le degré de dépendance vis-à-vis d'ArcelorMittal. En terme d'emploi, 47% des répondants en relation commerciale directe avec le groupe estiment qu'ils doivent soit geler l'engagement du personnel soit recourir à du chômage économique. Sur l'ensemble des entreprises interrogées, 22% disent geler l'engagement ou procéder à une mise au chômage économique voire à des licenciements de personnel. Commercialement parlant, 28% des entreprises disent chercher de nouveaux débouchés. Parmi les entreprises liées à ArcelorMittal, elles sont 72% à plébisciter cette solution. En définitive toutefois, seuls 3% des entreprises envisagent de mettre la clé sous le paillasson . Pour l'UCM, une intervention des pouvoirs publics s'avère nécessaire, via la réduction temporaire des charges fiscales ou en en aidant à faire surgir de nouveaux produits qui permettront de trouver de nouveaux débouchés, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis d'ArcelorMittal. Roger Mené, président de l'UCM, souligne par ailleurs : Rares sont les entreprises qui résistent à une réduction de 20% du chiffre d'affaires puisque toutes ne font pas 20% de profit. Le patron de l'UCM souligne enfin que ces petits employeurs regroupés sont les plus gros employeurs au final car ils représentent 70% de l'emploi