Les cadres de la société Meister-Sprimont, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre des événements qui s'étaient déroulés lors d'un conflit social, ont sollicité mercredi que l'affaire soit renvoyée devant une juridiction de langue allemande. Une décision interviendra le 7 octobre. Onze personnes, deux sociétés de gardiennage et la société mère de Meister, doivent répondre de préventions de tentative de vol avec violences, fraude sociale et séquestration à la suite des incidents graves qui s'étaient produits en février 2012 dans cette usine de Sprimont. La direction était opposée au personnel dans le cadre d'un conflit social et la confrontation avait dégénéré lorsqu'une milice privée, engagée par la direction allemande de la multinationale, s'était présentée sur les lieux. Ces miliciens avaient fait le coup de poing pour tenter d'embarquer de force de la marchandise. Ce sont principalement les cadres de l'entreprise, deux sociétés de gardiennage et la société mère de Meister qui répondent des faits. Mais sur l'ensemble des prévenus, 8 personnes et une société souhaitent que l'affaire soit jugée en langue allemande et réclament donc la délocalisation du procès. L'audience a été uniquement consacrée à ces débats techniques, au cours desquels la partie civile et le parquet ont contesté la demande de délocalisation. Les avocats des prévenus ont soutenu leur demande en précisant notamment que des débats réalisés en français avec l'aide de traducteurs tronqueraient le procès. Un jugement interviendra le 7 octobre avant la poursuite des débats à Liège ou à Eupen à une date ultérieure