Une centaine d'agents de sécurité de la Stib ont entamé lundi après-midi un arrêt de travail en réaction à la condamnation en matinée de trois de leurs collègues par le tribunal de première instance de Bruxelles pour des faits liés à une altercation remontant à 2013, a fait savoir la Stib. Deux d'entre eux ont été condamnés à 12 mois de prison avec sursis et le troisième à 18 mois avec sursis. La Stib a contacté les zones de police bruxelloises afin que des policiers soient envoyés en appui. A l'issue d'une réunion entre les syndicats et des représentants de la Stib, le personnel a décidé à 21H30 de lever l'arrêt de travail. Les faits remontent à juillet 2013. Une patrouille a été percutée par un véhicule tiers et ses occupants sous influence de substances diverses ont commencé à se battre entre eux, selon les agents de la Stib. Ils ont déclaré les avoir maintenus sur place jusqu'à l'arrivée des secours. Plusieurs personnes ont été témoins des faits. Un des pompiers a témoigné contre les agents de sécurité et a soutenu qu'ils ont été violents à l'égard de ces personnes. Lors de la réunion, la Stib a entériné son engagement à fournir une assistance juridique pour faire appel de cette décision. La direction a également assuré qu'elle rouvrira au niveau du SPF Intérieur le débat concernant le cadre légal et le contenu de la carte d'accréditation. Ils ont un statut de gardiennage, mais ils sont confrontés à des missions plus violentes, relève Oliver Rittweger, délégué CSC Services public pour la Stib. Il n'y a aucune protection pour les agents qui sont victimes d'agression. Par exemple, quand un agent dresse un PV pour une infraction, son nom est indiqué sur le procès verbal. Il y a des risques de représailles. Une affaire est d'ailleurs en cours à ce propos. Conformément aux accords conclus en 2007 pour pallier aux largesses de ce statut, si les agents perdent leur accréditation à la suite du jugement en appel, il a été convenu qu'une procédure de réorientation au sein de la Stib leur sera proposée.