Le Syndicat national des propriétaires et des copropriétaires regrette le laxisme de la justice concernant des dossiers de syndics indélicats, qui auraient détourné des centaines de milliers d'euros au détriment de copropriétaires. Le laxisme du parquet de Liège dans le dossier de la société M.G. a notamment permis à son gérant de continuer à détourner des fonds, dénonce Olivier Hamal, vice-président du SNP. Une copropriété au moins n'aurait pas été lésée si le parquet avait agi plus rapidement. A la suite d'une plainte avec constitution de partie civile déposée par une copropriété, un mandat d'arrêt avait été délivré à l'encontre du gérant de cette société il y a quelques mois. Le SNP regrette que ce dernier ait été libéré très rapidement. Cela lui a donné l'opportunité de faire disparaître d'éventuels documents ou preuves, estime Olivier Hamal. Et il ne procède à aucun remboursement, alors qu'il a détourné 200.000 euros. 200 copropriétaires ont été lésés en région liégeoise. Le gérant a néanmoins été radié et ne peut plus exercer la profession d'agent immobilier et de syndic. Dans ce dossier, le SNP pointe le fait que l'administrateur provisoire désigné pour la société travaille de manière désordonnée, à tel point que certains copropriétaires ont été assignés en justice et que des appartements ont failli être saisis. Le SNP fait également remarquer que le parquet de Bruxelles a classé un autre dossier, concernant le syndic S.M., alors que 750.000 euros ont été détournés, et 300 copropriétaires lésés.