Le pôle académique Liège-Luxembourg est désormais une réalité. Les représentants des 35 institutions membres ont présenté mercredi les objectifs et les futures actions de cette nouvelle structure créée en raison du décret Paysage réformant l'enseignement supérieur. Ce pôle regroupe l'ULg, 6 hautes écoles, 3 écoles supérieures des arts et 25 établissements de promotion sociale, soit environ 56.700 étudiants et plus de 300 formations . Le Pôle le plus étoffé de Wallonie, mais toutefois moins important que Bruxelles, souligne Alexandre Lodez, co-président et directeur de la Haute école libre mosane. Un plan stratégique comprenant 84 actions à concrétiser d'ici 2016 a été élaboré. Il prévoit notamment le partage de locaux, l'accès pour tous les étudiants aux différentes bibliothèques et cafétérias, la création de sites regroupant toute l'offre de logements, l'organisation d'événements sportifs et culturels communs, l'amélioration de l'orientation, etc. L'une des conséquences du décret Marcourt sera également de favoriser la mobilité des étudiants entre institutions, via des passerelles. D'ici 2020, les filières similaires aux seins de différents établissements qui ne diplôment en moyenne pas plus de 10 étudiants par an seront forcées de se regrouper, ce qui devrait particulièrement concerner à Liège les options de régendats. Un groupe de travail réfléchit à l'opportunité de créer de nouvelles filières, comme par exemple un master en soins infirmiers généraux. Mais l'Ares devra donner son aval. Les différents partenaires ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble au sein de ce pôle qui sera selon eux une auberge espagnole où chacun amènera ses propres ressources pour les mettre en commun. On entre dans une phase de coopération concurrentielle, puisque nous sommes tous amenés à travailler ensemble alors que nous restons concurrents, conclut Alexandre Lodez.