Le personnel du centre fermé de Vottem fera grève le jeudi 6 novembre. Il réclame de pouvoir continuer à travailler sept nuits consécutives et de récupérer une minute par quart d'heure de travail presté. D'autres actions ne sont pas exclues par la suite. Les 160 travailleurs du centre fermé pour illégaux de Vottem ont déposé un préavis de grève lundi, à la suite d'une assemblée générale du personnel qui s'est déroulée dimanche. Ce préavis débutera jeudi à partir de 22 heures et s'étendra pour une durée indéterminée. Le personnel, toutes équipes confondues et en front commun, ne prendra pas le travail et un piquet de grève est prévu. Seuls le directeur, le médecin et le service de préparation des repas feront exception. Deux raisons sont évoquées par les salariés. D'abord une volonté de pouvoir continuer à prester sept nuits d'affilée. Nous travaillons de cette manière depuis 16 ans, explique Jean-Claude Petit-Dufrenoy, délégué CSC. Mais ce rythme dépasse la limite fixée par la loi de 50 heures de travail maximum par semaine. On voudrait dès lors nous faire prester cinq nuits, deux jours de repos puis deux nuits, mais le personnel souhaite ne pas couper le cycle et demande une dérogation. Autre point de discorde: la volonté que le personnel administratif puisse avoir droit à une minute de compensation par quart d'heure presté. Une mesure dont bénéficient les travailleurs de l'administration centrale à Bruxelles, mais que l'Office des étrangers refuse d'appliquer à Vottem, selon Jean-Claude Petit-Dufrenoy. Une assemblée générale se déroulera vendredi vers 18 heures pour décider de la poursuite ou non de la grève.