Le secrétaire général de la FGTB Métal, Nico Cué, s'en prend, dans une interview au Vif, au Premier ministre Elio Di Rupo et au gouvernement qu'il a dirigé, ainsi qu'à la secrétaire générale de la FGTB Anne Demelenne qu'il juge trop proche du PS. Il veut du changement à la tête de l'organisation syndicale. Oui, la FGTB doit se ressaisir. Il faut fondamentalement réorienter nos propositions. Je ne suis pas satisfait d'Anne Demelenne et de l'équipe en place, indique-t-il. Il lui reproche d'abord de ne pas être à l'écoute de sa base et de ne pas gérer comme il convient l'organisation de la contestation. Nico Cué appelle à une rupture. Je pense qu'on doit revenir à la déclaration de principe de la FGTB, rédigée en 1945. Celle-ci pose les bases d'une société plus égale, une société sans classes, avec une redistribution correcte des richesses, en toute indépendance avec les partis politiques, dit-il. Or, alors que la base pousse à l'action, les structures la retiennent, constate-t-il, épinglant le rôle d'Anne Demelenne qui, comme le dirigeant de l'interrégionale wallonne de la FGTB Thierry Bodson, siège au Bureau du PS, mais contrairement à ce dernier ne taperait pas du poing sur la table. En vue des élections du 25 mai, on dira à nos affiliés de voter à gauche, rien de plus, annonce Nico Cué qui constate, sans le commenter outre mesure, le succès du PTB. Pour Nico Cué, le Premier ministre Elio Di Rupo a contribué à casser le modèle social sans pour autant être parvenu à enrayer le succès de la N-VA. Je ne suis pas devin, j'ignore ce qui va se passer après le 25 mai. Tout le monde pense que Di Rupo a gagné. Moi, je pense qu'il est battu, conclut-il. -Belga-