Le nouveau Sénat a entamé mardi la législature dans sa composition définitive avec désormais à sa tête la libérale Christine Defraigne . Pour la première fois et étant donné les compétences amoindries du Sénat, le Premier ministre du gouvernement fédéral n'est pas venu lire devant la Haute assemblée la déclaration de politique générale. Mais il viendra dans l'hémicycle pour faire connaître la vision qu'a la coalition de ses relations avec les exécutifs des entités fédérées, a assuré Mme Defraigne,interrogée par le chef de groupe PS Philippe Mahoux manifestement bien installé dans son nouveau rôle au sein de l'opposition. Le nouveau Sénat devra se trouver alors que seules trois commissions parlementaires continueront encore à s'y réunir, Ecolo-Groen pointant d'ores et déjà un problème réglementaire à cet égard: 17 sénateurs, effectifs et suppléants, au maximum pourront y siéger alors que le règlement prévoit que tous les soixante sénateurs siègent dans une commission au moins. En sa qualité de présidente de la Haute assemblée, Christine Defraigne présidera de droit la commission des Affaires institutionnelles dont elle est membre. Un N-VA devrait présider la commission des compétences transversales fédéral-Communautés et un PS la Commission fédéral-Régions. Un débat est d'ores et déjà intervenu au sujet des nouvelles compétences du Sénat, la N-VA mettant en doute la possibilité d'examiner une résolution de Bert Anciaux appelant à faire de la Belgique une terre sans armes nucléaires. Dans un communiqué, le cdH a dénoncé un nouveau coup de canif des nationalistes flamands à l'encontre des institutions fédérales belges et appelé la nouvelle présidente à faire respecter l'esprit et la lettre de la sixième réforme de l'Etat qui fait du nouveau Sénat belge le trait d'union entre les Régions, les Communautés et l'Etat fédéral - belga -