Un juge d'instruction a placé sous mandat d'arrêt l'époux de la femme qui a été mortellement égorgée, dans la nuit de vendredi à samedi, dans le centre d'accueil ouvert pour réfugiés L'Amblève à Remouchamps, a-t-on appris auprès du parquet de Liège dimanche. L'homme nie toujours les faits qui lui sont reprochés et accuse deux de ses compatriotes d'avoir égorgé son épouse. Les enquêteurs se sont appuyés sur les contradictions avancées par le mari dans sa version des faits pour le considérer comme le principal suspect dans cette affaire. Un Bangladais, âgé de 45 ans, avait alerté les secours, dans la nuit de vendredi à samedi, pour dénoncer le décès de sa femme qui, selon lui, aurait été égorgée par deux de ses compatriotes qui séjournaient, eux aussi, dans le centre ouvert pour réfugiés L'Amblève à Remouchamps. Les enquêteurs ont rapidement pu établir que les deux hommes n'étaient pas impliqués. Les enquêteurs ont aussi retrouvé le manche d'un couteau dans la chambre du couple. Le mari a été entendu par la police judiciaire fédérale de Liège section criminelle samedi après-midi avant d'être présenté devant un juge d'instruction qui a placé l'individu sous mandat d'arrêt pour meurtre. Les trois enfants du couple, âgés de 5, 4 et 1 an, ont, quant à eux, été placés.