Le magazine Imagine demain le monde a présenté lundi son nouveau projet éditorial, basé sur le concept slow press et se focalisant sur l'écologie, les questions de société et les rapports Nord-Sud. La publication espère ainsi étendre son lectorat. On connaissait déjà la tendance slow food, slow design ou slow tourism. Voici désormais la slow press. Le magazine Imagine demain le monde a misé sur ce concept pour faire évoluer son projet éditorial. Nous ne sommes pas là pour courir après l'actualité, a détaillé son rédacteur en chef, Hugues Dorzée, lors d'une conférence de presse. Nous nous adressons à un public qui veut sortir de la frénésie ambiante, de l'immédiateté. Après 18 années d'existence, ce bimestriel a complètement revu son format et sa maquette, qui se veut plus aérée. Les sujets sont articulés autour de cinq mots-clés: découvrir, apprendre, agir, se retrouver et prendre le temps. Ses thèmes de prédilection restent l'écologie, les questions de société et les rapports Nord-Sud. Imagine entend porter un regard libre et non-conformiste sur le monde d'aujourd'hui et de demain. Le magazine s'écoule à 4.000 abonnements et quelques centaines de ventes au numéro. Avec ce nouveau projet éditorial, les responsables espèrent étendre leur public, actuellement plutôt féminin et urbain. Cette publication avait été lancée en 1996 par le journaliste André Ruwet, à l'initiative d'Ecolo. Le parti s'était ensuite retiré du conseil d'administration et, depuis 2002, Imagine est indépendant. Cette asbl emploie cinq personnes et travaille avec plusieurs dizaines de collaborateurs.