Des incidents ont émaillé le début de la séance plénière, habituellement calme, au parlement wallon. Le MR a pris la défense du député ex-Ecolo Bernard Wesphael, qui a dénoncé la façon dont il était traité par l'assemblée, avant de déplorer les conditions dans lesquelles les parlementaires étaient autorisés à consulter l'étude Mc Kinsey sur le branding de la Wallonie. M. Wesphael a quitté le groupe Ecolo pour fonder le Mouvement de Gauche. Ce faisant, il a perdu le droit de disposer d'un bureau et de poser des questions d'actualité en séance plénière, droits réservés aux groupes politiques et non aux députés siégeant comme indépendants. La question a déjà été abordée en conférence des présidents mais n'a pas encore été réglée, faute de consensus politique. Le chef de groupe MR, Willy Borsus, a réclamé mercredi que M. Wesphael soit traité de la même manière que les députés FDF au parlement de la Communauté française depuis la scission du MR. Ceux-ci bénéficient d'un bureau et ont le droit de poser des questions d'actualité. L'élégance et le respect des principes peuvent aussi présider à l'organisation d'un parlement, a-t-il souligné. Et d'annoncer que le MR était prêt à fournir un bureau à M. Wesphael si besoin était. Le président Patrick Dupriez a dit sa volonté de trouver une solution et d'adopter des règles communes au parlement wallon et à celui de la Communauté.