L'annonce par Electrabel de la fermeture à l'horizon 2013 de la centrale électrique des Awirs à Flémalle a surpris les travailleurs du site, qui, selon Christian Jacobs, président national de la CNE secteur gaz-électricité, ne s'y attendaient pas du tout. Avec la hausse du prix du gaz et le bras-de-fer avec le gouvernement sur le prix de l'électricité, la rentabilité des vieilles centrales à gaz comme celle des Awirs passerait par des investissements lourds que l'entreprise n'a visiblement pas envie de faire, poursuit-il. Au-delà, je pense que c'est aussi un signal envoyé par le groupe GDF-Suez à la Belgique, au moment où l'on envisage la sortie du nucléaire. GDF veut montrer qu'il va sans doute privilégier sa production en France. Les organisations syndicales vont maintenant entamer des discussions avec la direction sur l'avenir de la trentaine de travailleurs concernés par la fermeture aux Awirs. A la CNE, on rappelle que les travailleurs du secteur bénéficient de la garantie d'emploi. Dans l'immédiat, les travailleurs ne devraient donc pas mener d'actions.