La chambre du conseil de Liège s'est penchée lundi matin sur le maintien en détention préventive de Raphaël Wargnies, auteur présumé du crime qui a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi dans le parc d'Avroy à Liège. Le conseil du prévenu, Me Marie-France Roumans, n'a pas plaidé la remise en liberté de son client, estimant que l'enquête n'en est qu'à ses débuts. Mardi soir, Raphaël Wargnies a quitté son domicile à Malmedy pour se rendre dans le parc d'Avroy, endroit fréquenté par des homosexuels. Il s'est assis sur un banc et Jacques Konik est venu s'asseoir à côté de lui. L'homme lui aurait fait des propositions homosexuelles. Raphaël Wargnies aurait répondu que cela ne l'intéressait pas et la future victime s'est éloignée. C'est alors, d'après Raphaël Wargnies, qu'il a décidé de tuer Jacques Konik. Il s'est emparé du marteau qu'il portait et a frappé la victime sur le crâne avec le côté pointu de son arme. La victime s'est effondrée et Raphaël Wargnies lui a encore porté cinq coups sur le côté gauche de la tête, cette fois avec le plat du marteau. L'auteur s'est alors éloigné et s'est réfugié chez un ami, d'où la police a été prévenue. Selon son avocate, Raphaël Wargnies est conscient des faits qu'il a commis. Il a expliqué avoir été victime d'une agression sexuelle il y a un an et avoir voulu se venger.