Le conseil d'administration du Castel Notre-Dame, centre de vacances pour groupes situé à Remersdael , ne respecte pas la législation sur le travail et les barèmes légaux, dénonce jeudi la CNE. Selon cette dernière, il licencie de façon arbitraire certains membres du personnel et harcèle la gestionnaire. La CNE annonce le blocage de l'établissement dès le 30 mars si le conseil d'administration refuse le dialogue. La CNE estime que le conseil d'administration a délibérément écarté la gestionnaire du centre qui avait mis en cause les libertés prises par rapport aux lois et réglementations sur le travail et les barèmes. Le syndicat chrétien constate que, malgré le redressement de l'institution sous sa houlette, elle a été désavouée par le conseil d'administration. Après plusieurs mois de harcèlement, elle a fini par craquer et est aujourd'hui en incapacité de travail. Trois jours après le début de son absence pour maladie, le conseil d'administration lui a retiré la gestion journalière et l'ensemble de ses prérogatives de gestion, souligne la CNE. Toujours selon le syndicat chrétien, le conseil d'administration lui a fait savoir qu'il attendrait qu'elle démissionne ou qu'elle fasse une faute. Une plainte pour harcèlement a été déposée et nous exigeons soit le rétablissement de la responsable dans sa fonction avec l'ensemble de ses prérogatives, soit le paiement d'une indemnité de préavis pour rupture de contrat, explique la CNE. Son fils, employé du centre, a quant à lui été licencié sans aucune justification de l'employeur, une imposition pourtant légale.