Figure emblématique d'Ecolo, le Liégeois Jacky Morael revient dans un livre sur trente années de vie politique. Générations vertes, publié aux éditions d'Etopia, le centre de recherche des Verts, prend la forme d'un entretien avec des jeunes mandataires et militants du parti sur des thèmes divers. Le secrétaire fédéral qui a propulsé le parti dans le paysage belge y relate quelques uns des événements de sa carrière. L'écologie est un plaisir et doit le rester. Je me suis toujours beaucoup amusé, confie l'ancien stratège des Verts au détour d'une réponse. Nourri aux lectures des auteurs anarchistes, licencié en journalisme, Jacky Morael est passé comme beaucoup d'écologistes de cette époque par Les Amis de la Terre avant de rejoindre Ecolo dans les années 1980. En 1999, porté par un score historique, Ecolo participe pour la première fois à des négociations gouvernementales. L'épisode occupe une place centrale dans les différents entretiens. Il est à la fois l'aboutissement d'une action qui a sorti l'écologie politique de la marginalité et un coup d'arrêt brutal pour Jacky Morael. Victime d'une cabale orchestrée par certains Bruxellois du parti, le secrétaire fédéral doit renoncer à devenir vice-premier ministre alors même qu'il a obtenu l'une des revendications majeures des Verts: le refinancement de l'enseignement francophone. Jacky Morael livre sa vision de la gauche, de la Belgique, du capitalisme triomphant ou, bien sûr, de l'écologie politique. Il est le père spirituel d'une génération d'écologistes parmi lesquels on retrouve Jean-Marc Nollet, Philippe Henry, Zoe Genot, Christos Doulkeridis ou l'ancien co-président Jean-Michel Javaux, auteur de la préface.