Me Adrien Masset, qui défend les intérêts de la mère infanticide de Waremme qui s'est suicidée jeudi dernier dans sa cellule du quartier des femmes de Lantin, dénonce la décision prise en septembre dernier par la commission de défense sociale. Celle-ci interdisait à sa cliente d'être soignée dans un établissement proche de son domicile vu sa localisation et la gravité des faits pour lesquels elle avait été jugée irresponsable. Un placement était prévu dans une maison de soins psychiatrique à Waremme mais la commission a porté son choix sur un établissement montois pour lequel elle était inscrite en 9e position. Or, fin 2012, elle se serait retrouvée au mieux 6e, ajoute Me Masset. L'avocat a multiplié les démarches judiciaires pour faire ordonner le transfert vers Waremme mais l'homme de loi n'a pas obtenu gain de cause. Face à cet état de délabrement de la politique belge de défense sociale, du reste régulièrement condamnée à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme, il apparaît que des solutions médicales de soins existent mais sont refusées au nom d'une logique juridico-judiciaire institutionnelle éloignée des réalités humaines, conclut Adrien Masset. Sandra K. avait été déclarée en août dernier par la chambre du conseil de Verviers irresponsable de l'assassinat de sa fille et des blessures faites à son fils en novembre 2011 dans les bois de Stoumont.