Le Parti socialiste a appelé jeudi à dépasser les clivages politiques pour apporter d'urgence une réponse aux travailleurs des entreprises frappés ces derniers temps par des fermetures ou des pertes d'emploi. Le PS énumère la fermeture de la phase liquide d'ArcelorMittal, l'annonce de la mise en chômage économique des travailleurs du train à large bande de Chertal, la fermeture de Ford Genk, l'annonce d'une suppression de 601 emplois sur les deux sites sidérurgiques louviérois Duferco-NLMK, ou encore la menace de dépôt de bilan de Photo Hall. En ce qui concerne la sidérurgie, le PS demande instamment aux groupes industriels concernés de faire connaître leurs intentions sérieuses quant à leur stratégie industrielle en Région wallonne. Il réclame de compléter la loi Renault par des dispositions permettant une reprise des activités menacées de fermeture. Pour les entreprises qui ne sont pas reconnues en difficultés mais qui procèdent malgré tout à un licenciement collectif dans une logique de maximisation des profits, il faut supprimer toute aide publique à l'emploi pour toute nouvelle embauche qui suit le licenciement collectif et même exiger le remboursement des aides déjà consenties, réclame le PS.