Bernard Wesphael clame son innocence dans une lettre adressée à l'Agence Belga. Un mois et demi après son arrestation et son inculpation pour l'assassinat de son épouse, Véronique Pirotton, le député a tenu à exprimer publiquement sa vérité et dénoncé la façon dont il a été présenté comme un coupable, au mépris, dit-il, de la présomption d'innocence à laquelle a droit tout citoyen. Aujourd'hui, en ces quelques mots, je veux affirmer, à vous toutes et à vous tous, avec les dernières forces que j'ai rassemblées qu'en aucune manière je ne suis l'auteur de ce drame épouvantable, a-t-il écrit depuis la prison de Bruges où il est détenu. Bernard Wesphael nie qu'il ait fait preuve de violence physique à l'égard de son épouse. Jamais, je n'ai porté de coups à ma femme, a-t-il affirmé. Et d'ajouter que la disparition de celle-ci le plonge dans la douleur, à tel point qu'il semble évoquer la tentation d'en finir: L'idée de ne plus voir Véronique, de ne plus pouvoir la toucher, l'aimer, m'est tout simplement insupportable et m'invite chaque jour à la rejoindre.