Trois des quatre agresseurs présumés d'Ihsane Jarfi, un Liégeois de 32 ans dont le corps sans vie a été découvert dimanche à Nandrin, ont comparu vendredi matin devant la chambre du conseil de Liège. Ils n'ont pas réclamé à ce stade de la procédure leur remise en liberté car ils jugent cette demande prématurée. Leurs avocats ont précisé qu'ils nient le caractère homophobe des faits qui leur sont reprochés. Ihsane Jarfi avait disparu le 22 avril 2012. Il avait été retrouvé sans vie dimanche à Nandrin par des promeneurs. L'enquête a permis l'arrestation de quatre individus qui seraient impliqués dans ces faits. Trois d'entre eux ont comparu ce vendredi devant la chambre du conseil de Liège pour la prolongation de leurs mandats d'arrêt. Il s'agit de Mutlu K. , Jonathan L. et Jérémy W. . Le quatrième auteur présumé, Eric C. est actuellement interrogé par les enquêteurs. Les avocats ont précisé les circonstances dans lesquelles se sont déroulés les faits. Le 22 avril, les inculpés fêtaient un anniversaire et étaient sous l'influence de l'alcool lorsqu'ils ont rencontré Ihsane Jarfi à Liège. Celui-ci était monté volontairement dans leur voiture et aurait fait une proposition homosexuelle. Selon les avocats, c'est ce qui a déclenché les premiers coups portés à Ihsane Jarfi. Mais ces avocats affirment que l'ensemble de l'agression ne peut pas être considérée comme un geste à caractère homophobe. Actuellement, les auteurs sont inculpés de vol avec violence, de séquestration et de coups et blessures volontaires. Mais le parquet de Liège s'oriente vers un changement de qualification et évoque des faits d'assassinat.