Les avocats du chef de zone de la police de Hesbaye, Daniel François, ont plaidé lundi devant le tribunal correctionnel de Liège l'irrecevabilité des poursuites dans l'affaire pour laquelle il est suspecté d'avoir involontairement causé la mort d'une policière et de son enfant après des faits de harcèlement. Ce prévenu a réclamé son acquittement à titre subsidiaire. Le chef de zone de la police de Hesbaye Daniel François et son adjoint Alain Michelet sont suspectés de faits de harcèlement à l'égard de Sandra Koch. Ces faits auraient eu pour conséquence que cette policière avait ensuite tué sa fille et tenté de tuer son fils en novembre 2011 avant de mettre fin à ses jours en décembre 2012. Pour la défense, les faits examinés par le tribunal ne devaient initialement pas être dénoncés au parquet mais devant l'auditorat du travail. Les prévenus auraient fait l'objet d'une enquête aveugle et les poursuites seraient entachées de nullités. Daniel François aurait également fait l'objet d'une violation de la présomption d'innocence. Ses avocats ont ensuite affirmé qu'il n'a pas commis d'acte illégal dans ses fonctions et qu'il avait adopté le comportement logique d'un supérieur face à une policière qui niait l'autorité et qui rencontrait par ailleurs des problèmes privés à l'origine de ses difficultés psychologiques. La défense d'Alain Michelet, second prévenu, plaidera ce mardi à 9 heures.