Le personnel d'ArcelorMittal Ringmill , filiale d'ArcelorMittal, qui forge des pièces en acier pour les éoliennes, implantée à Seraing, se croise les bras depuis jeudi après-midi pour protester contre le plan de chômage économique que la direction souhaite mettre en place. On s'attendait à ce que la direction nous propose un plan de restructuration, mais vu qu'elle n'en a pas les moyens, elle a opté pour un plan de chômage économique intensif sur 2012 et 2013, explique Jean-Luc Rader, secrétaire régional FGTB-Metal. C'est donc la société qui va payer à la place de l'entreprise. Par ailleurs, ce chômage économique n'est pas équitable et n'est pas bien réparti sur l'ensemble du personnel. D'autres éléments ne sont pas respectés, comme la non-garantie des salaires. La direction campant sur ses positions, les 120 travailleurs de l'entreprise ont débrayé jeudi après-midi. Les responsables de la société ont réagi vendredi matin, provoquant une rencontre à 14 heures. Mais il y a peu de chance qu'elle aboutisse à quelque chose aujourd'hui, car les débats seront probablement rapportés par la direction locale à la direction de Londres avant toute décision, précise Jean-Luc Rader. Cela fait plusieurs semaines que des négociations sont en cours chez ArcelorMittal Ringmill, le personnel dénonce notamment la vétusté des outils et le manque d'investissements