Suite au nouvel arrêt de Tihange 2 et Doel 3 Greenpeace et Nucléaire Stop ont vertement critiqué l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire jeudi. Elles l'accuse d'avoir échoué dans sa mission d'intérêt public lorsqu'elle a autorisé la relance des réacteurs nucléaires en mai 2013. Plus tôt dans la journée, le groupe des VertsALE a présenté un rapport au parlement européen, soulignant que de nombreuses questions sur le traitement des microfissures détectées dans les cuves des deux réacteurs en été 2012 étaient restées sans réponses. Selon eux, ces réacteurs n'auraient jamais dû être relancés. Greenpeace exige la fermeture définitive des deux réacteurs. Le mouvement Nucléaire Stop, qui a également apporté sa contribution au rapport des Verts, s'interroge par ailleurs sur la responsabilité du directeur de l'AFCN, Jan Bens, ancien cadre d'Electrabel. En relançant les réacteurs incriminés, Electrabel a prouvé qu'il était en mesure d'imposer sa volonté au gouvernement et au régulateur de l'énergie nucléaire. En l'absence de contrepoids au pouvoir de cette entreprise, il faut s'attendre, à terme, à une catastrophe nucléaire et climatique, conclut Leo Tubbax de Nucléaire Stop.