La cour d'assises de Liège a entendu mardi matin les médecins légistes au procès de Giovanni Angilella, un Flémallois de 42 ans accusé d'avoir commis un parricide sur sa mère. La victime était décédée le 31 janvier 2011 après avoir reçu des coups de son fils. Les experts ont confirmé que l'accusé s'est acharné sur sa mère et que celle-ci a agonisé plusieurs heures. Giovanni Angilella est accusé d'avoir tué sa mère le 31 janvier 2011. IvetteThirion, âgée de 61 ans, avait été victime de nombreux coups portés sur l'ensemble du corps, principalement au visage et au thorax. Selon les médecins légistes Eric Lemaire et Simon Cauchies, la victime présentait de multiples contusions sur le corps. Les hématomes relevés sur son visage ont pris une telle ampleur qu'ils ont masqué d'autres lésions. Le volume des lésions était très important et la victime présentait un total de 12 côtes fracturées. Ivette Thirion a reçu de nombreux coups puissants dans le visage et dans les côtes. Selon les experts, les côtes fracturées sont le résultat de plusieurs chutes ou de plusieurs coups de poings violents. Cela témoigne d'une violence manifeste et d'un certain acharnement, ont précisé les experts. Ils ont ajouté que la victime, décédée d'un pneumothorax, a agonisé plusieurs heures. Les médecins légistes ont encore affirmé que la victime a tenté de se défendre. Ils n'excluent pas la possibilité que Giovanni Angilella a aussi porté des coups de pied à la victime. Après cette scène de coups, l'accusé aurait eu la possibilité de sauver sa mère. Mais pour la sauver, il aurait fallu faire hospitaliser la victime et lui apporter des soins, ont précisé les légistes. Des témoins qui ont connu Giovanni Angilella ont affirmé qu'il était un homme bien mais que son comportement pouvait radicalement changer sous l'influence de l'alcool. Lorsqu'il buvait, il devenait très désagréable et violent. Il cherchait misère aux autres clients des cafés qu'il fréquentait et était agressif. La veille des faits, il avait consommé une dizaine de bières avant de rentrer chez lui.