Le parquet fédéral a confirmé lundi qu'une enquête a été ouverte à charge de quatre anciens travailleurs de la FN Herstal, qui auraient vendu des armes d'occasion au milieu criminel. L'information avait été rapportée samedi par les journaux du groupe Sudpresse. Les quatre hommes, âgés entre 65 et 76 ans, ont été placés jeudi dernier sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction de Bruxelles et inculpés des chefs d'appartenance à une organisation criminelle et d'infraction à la loi sur les armes. Des perquisitions ont été menées par la police judiciaire fédérale de Bruxelles mercredi et jeudi derniers à Liège et à Verviers. Les enquêteurs ont découvert une cinquantaine d'armes à feu et des grenades, qui étaient cachées derrière de faux plafonds et des plinthes. Selon les enquêteurs, les quatre suspects ont profité de leur expertise acquise au cours de leur longue carrière à la FN Herstal, pour dématérialiser des armes, qu'ils avaient achetées en occasion, pour les revendre au milieu criminel. Les enquêteurs tentent de retrouver l'origine des armes saisies et de préciser les liens entre les suspects et le trafic d'armes.