Un arrêt de travail a eu lieu mercredi matin à la centrale nucléaire de Tihange, dont l'accès a été bloqué pour le personnel et pour les sous-traitants. Seuls les travailleurs responsables des réacteurs étaient autorisés à pénétrer sur le site. Nous avons ouvert les grilles à 7h30 mais, par solidarité, le personnel n'est pas entré avant 9h30, a indiqué Jean-Marc Pirotton, délégué Gazelco au sein de la FGTB. L'action était menée en front commun avec la CNE. De mauvaises relations sociales au sein de la centrale sont à l'origine du mouvement. Les syndicats s'opposent notamment à la dégradation d'un agent de maîtrise. Il est donc payé à un salaire inférieur, ce qui est contraire à nos statuts et nous ne pouvons le tolérer, explique M. Pirotton, qui évoque également l'organisation d'un audit ayant pour but de mesurer le temps de travail effectif des travailleurs et ainsi augmenter leur productivité. Le front commun parle d'un coup de semonce alors que se profile la révision du réacteur nucléaire de Tihange 1 la semaine prochaine. Si nous ne sommes pas entendus, nous envisageons des actions plus dures, prévient le délégué socialiste, selon lequel une réunion syndicale devrait se tenir rapidement à Bruxelles, au siège d'Electrabel. Elle pourrait déjà être organisée jeudi, laisse-t-il entendre. Plusieurs centaines de travailleurs, dont de nombreux sous-traitants, se sont retrouvés bloqués devant les grilles du site en raison de cette action