Le personnel d'Engineering Steel Belgium, société sidérurgique sérésienne, sera prochainement mis en chômage économique pour une période de 18 semaines, faute de commandes, a-t-on appris lundi de source syndicale. Les représentants du personnel ont appris, au cours d'une réunion dans le cadre de la phase 1 de la procédure Renault, entamée le 12 juin dernier après l'annonce par la direction de son intention de fermer l'usine, que le carnet de commandes était vide et que la direction allait solliciter une dérogation afin de placer durant 18 semaines le personnel en chômage économique. L'entreprise, qui emploie 120 personnes, doit satisfaire une dernière commande qui nécessite entre trois et sept coulées à savoir une seule journée de travail, estiment les syndicats. La commission paritaire se penchera sur la question le 23 juillet prochain mais les délégations syndicales ont déjà fait savoir qu'elles soutiendraient la demande. La période de chômage économique devrait prendre fin à la mi-novembre. La direction a également fait savoir, dans la foulée de cette demande, qu'elle allait mettre en place un service de gardiennage 24 heures sur 24 afin de préserver l'outil et d'éviter le vol de matériaux par des bandes organisées. Les syndicats ont alors sollicité la direction sur la question de la revente des installations. Ils ont souhaité savoir si la vente de l'entreprise était une des options et si des candidats repreneurs s'étaient déjà manifestés. Les responsables n'ont apporté aucune réponse au stade actuel des discussions. La prochaine réunion entre direction et syndicats est programmée le 28 août.