GMH, propriétaire d'Engineering Steel Belgium qui produit de l'acier, a annoncé jeudi aux syndicats, lors d'une réunion dans le cadre de la phase 1 de la procédure Renault, qu'elle ne s'opposerait pas à la reprise de l'aciérie électrique si un repreneur se faisait connaître. La direction allemande a ainsi clarifié ses intentions vis-à-vis de l'entreprise sérésienne qui emploie 125 personnes. Cette annonce intervient au moment où la SOGEPA, société publique d'investissement, a désigné, à la suite d'un accord intervenu entre la direction et syndicats, un cabinet d'experts chargé d'analyser l'entreprise et les conclusions tirées par GMH conduisant à la fermeture de la société annoncée le 12 juin dernier aux travailleurs. Les discussions sur la fermeture de l'entreprise se poursuivent en parallèle de ces décisions. Un consultant, nommé par la maison-mère, assistera désormais aux réunions. Par son entremise, GMH a fait savoir qu'un budgealloué au plan social était dégagé à condition que les discussions relatives à la phase 1 de la loi Renault ne s'éternisent pas. Cette méthode a surpris les syndicats qui s'étonnent également de la volonté de GMH, de poursuivre, sur le site, l'exploitation d'un centre de dépôt et de récupération de mitrailles qui maintiendrait sur le site, même après revente ou fermeture, 4 à 5 emplois. ESB va par ailleurs, vu la période de chômage économique de 18 semaines du personnel,revendre une partie de sa matière première pour retrouver des liquidités. L'opération est estimée à 1 million d'euros. La prochaine réunion est fixée au 10 septembre. - belga-