Un retard du chantier du tram de Liège est devenu inévitable après l'avis d'Eurostat recalant le mécanisme de financement du projet, a déploré vendredi Jean-Marc Vandenbroucke, administrateur général de la Société régionale wallonne du Transport , qui porte le projet avec le consortium privé Mobiliege . Nous avions soumis le dossier à l'Institut des Comptes nationaux , qui l'avait ensuite transmis à Eurostat. On s'attendait à un retour positif, affirme Jean-Marc Vandenbroucke, pour qui l'avis négatif d'Eurostat constitue une réelle surprise. Nous travaillons sur ce dossier depuis cinq ans, vous vous doutez bien que nous nous étions entourés des meilleurs experts. Il faut désormais analyser la situation, voir le degré d'importance des différents éléments soulevés. Est-ce que tout ce qu'Eurostat indique est rédhibitoire ? Nous allons essayer de prendre contact avec eux, a-t-il ajouté. Mobiliege est tout aussi surpris que nous, selon lui. La signature définitive pour l'attribution du marché était normalement prévue en avril. Mobiliege avait alors 42 mois pour réaliser les travaux, ce qui augurait une mise en service pour l'automne 2018. Vu le contexte actuel, une signature en avril est devenue illusoire. C'est clair qu'il y aura un décalage avec ce qui était prévu, déplore M. Vandenbroucke. Par ailleurs, des travaux préparatoires au tram sont en cours de réalisation depuis février dernier. Dont coût à charge de la Région wallonne et de la SRWT: 15 millions d'euros. Ce budget avait été extrait des tâches initialement prévues par le partenariat public-privé.