Le directeur de la section belge francophone d'Amnesty International Philippe Hensmans, les recteurs des universités de Liège, Bruxelles, Louvain, Mons et SaintLouis, ainsi qu'Aline Muller, la directrice de thèse d'Hamid Babaei, se sont présentés lundi à 14h15, à l'ambassade d'Iran à Bruxelles, pour appuyer la demande de libération d'Hamid Babaei. Leur demande d'entretien avait préalablement obtenu une réponse négative. La délégation n'a même pas pu remettre la pétition de 20.500 signatures récoltées en Belgique francophone. Cette dernière sera en conséquence envoyée par courrier. Les conditions de détention ont été quelque peu améliorées depuis son transfert, peu avant le 9 décembre, dans une aile pour prisonniers politiques à la prison de Rajai Shahr. Cela permet de limiter la détérioration de sa santé fragile, d'avoir des visites régulières de son épouse et de recevoir des documents. Des livres en rapport avec sa thèse ont été collectés et un envoi est en train d'être organisé. Cette action montre que les universités sont solidaires dans la défense d'étudiants qui sont passés chez eux, se réjouit Philippe Hensmans. Les recteurs réfléchissaient à trouver d'autres manières de faire pression pour essayer de faire libérer Hamid. Le ministre des Affaires étrangères a plaidé le cas d'Hamid quand il s'est rendu en Iran en novembre. La 15ème chambre du tribunal révolutionnaire a condamné Hamid Babaei à six ans d'emprisonnement le 21 décembre 2013 pour atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des