Le personnel de l'Etablissement de défense sociale de Paifve a repris le travail normalement, ce lundi matin, à la suite d'une rencontre entre syndicats et direction. Après 24 heures de grève mercredi, les travailleurs assuraient un service minimum en raison de l'agression de quatre gardiens. Toutes nos revendications ont été rencontrées, nous avons donc repris le travail normalement, explique Gilbert Mathot, délégué principal CGSP. Les syndicats ont obtenu l'éloignement du patient agressif qui s'en était pris à quatre gardiens la semaine dernière. Ils ont également proposé que le personnel dispose de moyens de défense, tels que pepper spray ou taser. Il s'agirait d'un projet pilote, précise le syndicaliste. Mais cela va prendre un peu de temps, car il faut être sûr d'être dans la légalité. En parallèle, les permanents syndicaux devraient interpeller le cabinet de la ministre de la justice Annemie Turtleboom. Nous voulons faire changer la loi de principe qui définit les devoirs des détenus, indique Gilbert Mathot. A Paifve, nous avons des patients internés, la loi de principe ne peut pas s'appliquer à eux.