Après sa défaite du 25 mai, Ecolo entend redéfinir sa stratégie politique. Un quatuor d'évaluateurs, dont fait partie la député liégeoise Muriel Gerkens, a analysé les causes de la défaite dans un rapport baptisé Trans-Actions et formulé plusieurs recommandations, dont celle de mener un travail collectif en vue d'une assemblée générale en février ou en mars où la question du leadership serait posée. En 2009, Ecolo avait été porté par un contexte favorable qui lui avait permis d'entrer dans les majorités wallonne, bruxelloise et à la Communauté française. Toutefois, un an plus tard, ce contexte changeait et les Verts ont perdu un tiers de leurs électeurs lors des élections fédérales de 2010. Dans leur rapport, qui s'appuie sur les résultats d'un questionnaire envoyé aux membres ainsi qu'une série d'entretiens à l'interne, mais aussi à l'extérieur du parti, les évaluateurs épinglent également l'affaiblissement de la position d'Ecolo dans les exécutifs où les Verts étaient associés. Le rapport identifie plusieurs objectifs pour l'avenir, à commencer par celui de redéfinir une stratégie politique et d'adresser un message clair et compréhensible, tout en créant un espace de débat pour permettre aux militants de débattre et de mieux s'approprier le projet politique.