La ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx, renvoie la balle aux Régions quant à la prolongation ou non de l'expérience-pilote Tadam. Elle soutiendra les modifications législatives nécessaires à la reconnaissance légale de la diacétylmorphine comme traitement médical. Tadam, le projet-pilote de traitement assisté par héroïne médicale , a été mené entre janvier 2012 et janvier 2013 grâce à un financement du SPF Santé publique. Les scientifiques ont présenté mardi les conclusions de leur étude et recommandé une installation définitive de centres similaires à Liège ou ailleurs, appelant désormais les politiques à prendre le relais. Du côté du cabinet de la ministre fédérale de la Santé, on affirme que la prolongation ou non de l'expérience Tadam n'est pas du ressort de Laurette Onkelinx mais bien des ministres régionaux compétents. Les conclusions recommandent la mise en place de ce mode de traitement assisté via des centres d'aide existants, qui sont de la compétence des autorités régionales, précise sa porte-parole. Laurette Onkelinx transmettra les conclusions du rapport à ses collègues concernés. S'ils prennent une décision positive, cela entraînera une modification législative du statut de la diacétylmorphine, que la ministre pourrait soutenir, ajoute la porte-parole. Deux propositions de loi sur le sujet ont été récemment déposées par le sénateur-bourgmestre de Liège Willy Demeyer. Le débat politique doit maintenant avoir lieu. Mais il se fera désormais sur des bases scientifiques et non plus sur des croyances, a-t-il commenté. -Belga-