Le dossier Uvelia, dans lequel Alain Mathot, le député-bourgmestre de Seraing est suspecté, comme d'autres personnes, de corruption dans l'attribution d'un marché pour la construction d'un incinérateur à Herstal, sera examiné par la chambre du conseil de Liège le 11 mai prochain, a-t-on appris jeudi à bonne source. Le Parquet général de Liège a par ailleurs demandé ce jeudi la levée de l'immunité parlementaire d'Alain Mathot. On peut dès lors considérer à ce stade de la procédure, puisque la levée d'immunité a été demandée, que le Parquet de Liège estime qu'il y a suffisamment de charges pour poursuivre Alain Mathot devant le tribunal correctionnel. Alain Mathot conteste pourtant les faits qui lui sont reprochés. Il a régulièrement dénoncé la partialité de l'enquête qui dure maintenant depuis huit ans suite aux dénonciations de Philippe Leroy, directeur général d'Inova-France. La demande de levée de l'immunité du député sera examinée en commission des poursuites de la Chambre, peut-être dès la semaine prochaine. Le dossier Uvelia concerne une série de mandataires politiques, d'hommes d'affaires et consultants suspectés d'avoir touché des dessous-de-table payés par la société française Inova pour une somme de 12 millions d'euros afin de décrocher le marché de 170 millions d'euros pour la construction d'une unité d'incinération construite sur le site d'Intradel à Herstal. Outre Alain Mathot et Philippe Leroy, Roger Croughs, l'ex-directeur d'Intradel, Léon-François Deferm, un homme d'affaires liégeois, Alain Basilien, ancien échevin socialiste à Honnelles, Adelio Tarquini, un consultant, et Dominique Cerutti sont également inculpés dans ce dossier. -Belga-