Deux des cinq personnes en situation irrégulière en Belgique qui avaient entamé une grève de la faim et de la soif la semaine dernière au centre fermé de Vottem ont été libérées. Deux autres poursuivent leur action de protestation contre la procédure d'éloignement à leur encontre, tandis que le dernier gréviste de la faim a recommencé à s'alimenter. Le 17 juin dernier, l'Office des étrangers confirmait que cinq personnes détenues au centre fermé de Vottem avaient entamé une grève de la faim et de la soif depuis plusieurs jours pour protester contre la procédure d'éloignement dont elles faisaient l'objet.Deux d'entre elles, de nationalité pakistanaise, ont été libérées, a-t-on appris mardi. Le médecin qui surveillait leur état de santé a décrété qu'elles n'étaient plus en état d'être rapatriées vers leur paysd'origine. Nous n'avions plus de raison de les maintenir dans un centre fermé, d'autant que nous manquons de place, précise Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des étrangers. Nous les avons déposées devant un hôpital, pour leur donner la possibilité de se faire soigner. Elles ont reçu un ordre de quitter le territoire par elles-mêmes. Mais nous ne sommes pas naïfs, nous savons qu'il y a des chances pour qu'elles vivent désormais dans la clandestinité. Cette grève de la faim est un moyen de pression pour sortir du centre. Il arrive de temps en temps que des grèves de la faim soient entamées dans des centres fermés, mais en général cela ne dure pas et cela a juste pour conséquence de retarder la procédure d'éloignement, avait déclaré il y a quelques jours Dominique Ernould dans le cadre de ces grèves de la faim à Vottem. Le ressortissant russe, qui avait lui aussi cessé de boire et de s'alimenter, a arrêté la grève. Par contre, l'Indien et le Népalais poursuivent toujours leur action et sont sous surveillance médicale - belga -