Les policiers de la zone AwansGrâce-Hollogne mèneront des actions la semaine prochaine pour protester contre le déplacement, sans raison selon les syndicats, de trois inspecteurs de la Brigade de recherche à la circulation.Le Syndicat national du personnel de police et de sécurité et le Syndicat libre de la fonction publique ont mené une action de soutien aux trois policiers concernés, vendredi après-midi, alors que ceux-ci étaient convoqués par le chef de corps qui leur a signifié leur réaffectation sur le champ. Le chef de corps n'a même pas argumenté sa décision, il s'agit d'un règlement de compte ! , s'insurge Patrick Discry, président provincial du SNPS. Cela va à l'encontre de tous les droits de la défense, d'autant qu'il n'y a que des félicitations dans les dossiers de ces trois collèges ! Nous allons introduire des recours juridiques et mener des actions la semaine prochaine. Le préavis de grève déposé début novembre court toujours, une grève est donc envisageable.Pour le syndicaliste, les griefs du chef de corps remontent à l'affaire de la Nationale 3, en 2008, lors de laquelle trois policiers avaient été écartés en raison de débordements dans des bars de prostituées. Ces trois agents auraient été dénoncés par les policiers qui font aujourd'hui l'objet de réaffectation. Le chef de corps estime que la mauvaise ambiance dans la zone est due aux dénonciateurs, indique Patrick Discry. Le mois passé, il avait déjà essayé de les écarter sans motif légitime mais nous nous y étions opposé et nous avions déposé un préavis de grève. Par ailleurs, avec le déplacement de ces trois policiers de la Brigade locale de recherche à la circulation, ce sont la moitié des enquêteurs qui sont écartés. Cela va entraîner l'arrêt des enquêtes, les dossiers n'arriveront plus au parquet, regrette le syndicaliste. - belga -