Dimitri R. avait tué sa mère âgée de 65 ans le 11 janvier 2014 à Herstal. Le soir des faits, il s'était présenté de manière spontanée à la police pour se dénoncer. Les policiers avaient découvert la sexagénaire baignant dans une mare de sang. La victime était décédée après avoir reçu de nombreux coups. Dimitri R. s'était justifié d'une phrase. Je lui ai rendu tous les coups qu'elle m'a donné. Lors de l'enquête, il avait refusé de s'exprimer autrement que par écrit devant les policiers et devant le juge d'instruction. L'enquête avait révélé que Dimitri R., schizophrène, avait fait l'objet d'un premier internement en 2010 après avoir porté un coup de couteau à son frère. Il avait été libéré à l'essai et se rendait régulièrement chez sa mère, avec laquelle il ne s'entendait pas. L'homicide commis par Dimitri R. sur sa mère ne devrait jamais être jugé devant la justice pénale car son internement a été requis par le parquet et plaidé par son avocat