Le front commun syndical SETCa-BBTK-CNE-LBC a mené une action devant deux agences de Delta Lloyd Bank, à Liège et Turnhout, ce lundi matin, pour faire savoir son inquiétude quant à l'avenir de la banque. La direction dit regretter cette action, qui intervient à un moment mal choisi. La direction de la Delta Lloyd Bank a fait savoir qu'elle regrettait que l'action syndicale ait affecté les clients. En réponse au dépôt d'un préavis de grève, une réunion paritaire était en effet prévue le 8 novembre prochain, communique-t-elle. Les actions de ce matin pèseront évidemment sur la réunion prévue. Jef Vandenbergh, le porte-parole de la banque, ajoute que la direction travaille en permanence à l'anticipation des attentes des clients. Cela entraîne des changements mais cela se déroule particulièrement bien. Le nombre de clients comme de portefeuilles gérés continue à croître. Et cela semble être pour nous la meilleure base pour assurer une croissance saine de la banque, conclut-il. Ce matin, des piquets de grève se sont postés devant les agences de Delta Lloyd Bank, à Liège et Turnhout pour empêcher le personnel d'y pénétrer durant la matinée et sensibiliser les clients aux conditions de travail des employés. C'est un signal que nous avons envoyé à la direction pour dénoncer notre ras-le-bol, a indiqué Damien Defays, délégué CNE. Nous avons perdu un tiers du personnel, soit trois cents emplois, depuis 2009. De nombreuses agences ont été fermées, notamment dans la province de Liège où elles sont passées de seize à huit, tandis que des guichets sont également supprimés. C'est pourquoi une vingtaine de délégués syndicaux et une dizaine d'employés barraient l'accès d'une agence à Liège ce matin. Notre action visait à inciter la direction à se remettre autour de la table et à nous donner des engagements écrits sur l'avenir de la banque, a précisé le délégué syndical