Les avocats de Bernard Wesphael, Me Mayence et Me Bauwens, ont fait le point sur les causes de la mort de Véronique Pirotton, après le dépôt d'un rapport de contre-expertise qu'ils avaient demandé. Me Mayence a rappelé que depuis le début de ce dossier, la prévention d'assassinat était contestée, et que Bernard Wesphael n'avait jamais modifié ses déclarations. La Chambre du Conseil, mardi, a confirmé pour trois mois sa détention préventive, et pour les avocats, il était nécessaire de faire le point, après le dépôt des contre-expertises qui ont été réalisées notamment par les professeurs François et Jean-Pol Beauthier. Dans la conclusion finale de ce rapport, un état d'imprégnation alcoolique sévère est apparu chez Mme Pirotton, avec potentialisation due à l'absorption de substances médicamenteuses . Sur le plan clinique, il est évident que dans les quelques instants précédant le décès, l'état de conscience de la victime et sa capacité à agirréagir devaient être fortement altérés compte tenu de cette imprégnation alcoolo-médicamenteuse. Les experts disent aussi avoir écarté définitivement l'hypothèse d'une strangulation criminelle.