L'ancienne bourgmestre de Huy et présidente du Sénat Anne-Marie Lizin avait décidé de porter l'affaire des tracts électoraux devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg, mais à la suite de son décès, la procédure ne sera évidemment pas lancée, a indiqué son avocat, Me Adrien Masset. Le pourvoi en cassation introduit par Anne-Marie Lizin à la suite de sa condamnation dans l'affaire des tracts électoraux avait été rejeté le 30septembre.Anne-Marie Lizin avait été condamnée en mars par la cour d'appel de Liège à une peine d'un an de prison avec sursis total, à une amende de 1.100 euros et à une interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans, dans le dossier relatif aux tracts électoraux distribués pour les élections législatives de 2006 par des employés de la Ville de Huy durant leurs heures de service. Une condamnation à la suite de laquelle elle avait introduit un recours en cassation, rejeté le 30 septembre. Elle avait alors décidé de se tourner vers la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg. Nous avions six mois pour porter cette affaire devant la CEDH, mais à la suite du décès de Mme Lizin, il n'y a plus lieu de le faire, a indiqué Me Adrien Masset, qui a défendu les intérêts de Mme Lizin devant la cour d'appel et devant la cour de cassation. Je ne suis pas autorisé à commenter un décès que j'apprends par la presse. J'ai effectivement eu des contacts avec Madame Lizin dernièrement, elle se trouvait effectivement en difficultés de santé, mais je n'en dirai pas plus. Je ne souhaite pas communiquer sur cet aspect-là, a conclu l'avocat. - belga -