Dady N., un Congolais de 28 ans, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 7 ans de prison pour les viols de six jeunes femmes. Le tribunal n'est par contre pas parvenu à prouver qu'il avait utilisé du GHB pour droguer ses victimes. La piste avait été évoquée lors de l'enquête mais aucune trace de drogue n'avait été retrouvée. Six des sept faits de viols qui avaient été dénoncés par des jeunes femmes ont été reconnus établis par le tribunal. En 2010 et 2011, à Liège et à Bruxelles, Dady N. avait approché plusieurs femmes en leur faisant croire qu'il fêtait son anniversaire. Les victimes avaient dénoncé la même stratégie utilisée par le prévenu: il les faisait boire, puis elles étaient emportées par une ivresse fulgurante. Le lendemain, lorsqu'elles reprenaient conscience, elles constataient qu'elles avaient été violées et que Dady N. leur avait aussi volé différents objets de valeur. L'enquête avait évoqué l'utilisation possible de GHB. Mais cet élément n'a pu être prouvé par le tribunal. Des analyses avaient été réalisées plusieurs semaines après les faits n'ont pas mis en évidence l'utilisation de drogue ou de GHB, qui a la particularité d'être peu identifiable lors d'analyses toxicologiques. Dans son jugement, le tribunal a épinglé la personnalité de Dady N., un homme manipulateur qui manque de limites et qui agit selon ses propres pulsions. Les juges ont également souligné le caractère odieux des faits commis par le prévenu et le traumatisme des victimes