La cour d'appel de Liège a rendu jeudi son arrêt relatif aux deux dossiers reprochés à Romain Hissel et l'a condamné à deux peines de 5 ans et 2 ans, chacune avec sursis probatoire de 5 ans. Après avoir dressé une analyse détaillée de la situation de Romain Hissel, la Cour a constaté que la loi de défense sociale ne s'applique pas à son cas. Romain Hissel, un Liégeois de 24 ans, répondait d'une tentative de parricide commise le 9 avril 2009 sur son père, l'avocat Victor Hissel, ainsi que pour des faits de car-jacking commis le 16 juin 2011 lors de sa fuite d'un établissement de soins. Le parquet général avait réclamé sa culpabilité ainsi que l'application de la loi de défense sociale. En première instance, Romain Hissel avait été acquitté des faits commis sur son père car le tribunal avait estimé qu'il était en état de déséquilibre au moment des faits. Romain Hissel avait par contre été condamné pour les faits de car-jacking. La Cour a décidé de réformer la première décision après s'être livrée à une analyse approfondie de la situation mentale de Romain Hissel. Les magistrats se sont appuyés sur les rapports des médecins spécialistes consultés par la défense de Romain Hissel et ont rejeté l'analyse initiale des experts psychiatres pour retenir que le prévenu n'était pas en état de démence au moment des faits. Il souffrait d'un trouble de personnalité en raison d'un contexte familial difficile mais ne se trouvait pas en état de déséquilibre. La Cour a ensuite décidé que l'ensemble des faits était établi et que Romain Hissel devait être sanctionné de deux peines distinctes de 5 ans et 2 ans de prison, assorties d'un sursis probatoire de 5 ans pour le surplus de la détention préventive. Ce sursis probatoire a été assorti de conditions strictes que devra respecter Romain Hissel.