Cinq résidents du centre fermé de Vottem ont entamé depuis quelques jours une grève de la faim et de la soif. L'état de trois d'entre eux est préoccupant. Le CRACPE dénonce la politique d'expulsion de la Belgique. Deux Pakistanais, un Russe, un Indien et un Népalais ont entamé depuis quelques jours une grève de la faim et de la soif au sein du centre fermé de Vottem pour protester contre la procédure d'éloignement dont ils font l'objet. Il est difficile de dire précisément depuis quand ils ont cessé de s'alimenter et de boire car vivant en collectivité, il n'est pas toujours simple de savoir qui se nourrit ou pas, explique Dominique Ernould, porte-parole de l'Office des étrangers. Mais ils sont sous surveillance médicale et les paramètres médicaux montrent qu'il ne s'agit pas seulement d'affirmations, mais qu'ils mènent bel et bien une grève. L'état de trois d'entre eux - les deux Pakistanais et le Népalais- est préoccupant. Si leur santé se détériore trop fortement, ils seront hospitalisés. Il arrive de temps en temps que des grèves de la faim soient entamées dans des centres fermés, mais en général cela ne dure pas et cela a juste pour conséquence de retarder la procédure d'éloignement, précise Dominique Ernould. Le CRACPE, qui a dénoncé les faits mardi, pointe du doigt dans un communiqué la politique restrictive de l'