La chambre du conseil de Liège a examiné vendredi le dossier relatif au décès du plongeur Olivier Rouxhet après un accident survenu dans la Meuse lors de recherches menées à la suite de la disparition de deux fillettes. Cinq personnes, dont le responsable de la cellule des personnes disparues de la police fédérale Alain Remue et le colonel à la protection civile Nicolas Tuts, sont concernées par un éventuel renvoi devant le tribunal correctionnel pour répondre de faits liés à un homicide involontaire, par défaut de prévoyance. Le 25 janvier 2011, un des plongeurs, Olivier Rouxhet, âgé de 38 ans, avait trouvé la mort au cours des recherches dans le cadre de la disparition d'Amélia et Alison Decloux . La famille de ce dernier avait déposé une plainte pour homicide involontaire. L'auditorat du travail a estimé que les responsables de cette mission de sauvetage n'avaient pas pris toutes les dispositions requises pour assurer la sécurité dans le cadre de cette mission. L'accident est survenu au barrage de l'Ile Monsin, à un endroit où il existait une rehausse de pression et une fuite. Le plongeur ne s'est pas noyé mais il avait été écrasé contre une paroi et asphyxié par la pression de l'eau. Le parquet a toutefois requis le non-lieu contre Alain Remue et un autre policier fédéral. Le substitut de l'auditorat du travail s'en est référé à l'appréciation du juge de la chambre du conseil en ce qui concerne le renvoi éventuel de Nicolas Tuts et de deux autres membres de la protection civile. Tous les inculpés contestent avoir commis une faute lors de ces opérations. La décision sera rendue le 6 juin.