José Happart, président du conseil d'administration de l'aéroport de Liège, et Luc Partoune, son directeur général, devaient comparaître vendredi devant la devant la chambre du conseil de Liège dans le cadre du dossier relatif à des détournements d'argent public, à des fausses factures et à un trafic d'influence. Leurs avocats ont réclamé des devoirs complémentaires et le dossier a été reporté à une date ultérieure.Une quinzaine de personne était concernée par cette première comparution devant la chambre du conseil de Liège. José Happart se voit reprocher d'avoir usé de son influence pour favoriser des entrepreneurs liégeois en échange de contrats publics pour ensuite bénéficier d'avantages de leur part. Luc Partoune est lui soupçonné d'avoir utilisé l'argent public pour s'acheter des biens à des fins privées. A la veille de cette première audience, comme le veut la procédure, les avocats de plusieurs inculpés ont réclamé la réalisation de devoirs complémentaires et ont déposé des requêtes à ce sens. La défense de Luc Partoune a réclamé huit devoirs tandis que la défense de José Happart en demande presqu'autant.Après les dépôts de ces requêtes, la chambre du conseil a donc décidé de reporter l'affaire sine die. Le juge d'instruction Richard a désormais un délai d'un mois pour examiner ces demandes puis éventuellement faire réaliser ces devoirs qui portent sur des confrontations et des expertises.S'il refuse, l'affaire pourrait être examinée par la chambre des mises en accusation. Plusieurs mois devraient encore s'écouler avant la reprise de la procédure devant la chambre du conseil - belga