Rita Henkinet, une habitante de Rocourt qui avait mis fin aux jours de ses deux enfants handicapés le 2 mars 2013, a été renvoyée lundi par la chambre des mises en accusation de Liège devant la cour d'assises. Son frère Benoît, qui n'avait initialement pas été inculpé d'assassinats, a lui aussi été renvoyé pour répondre de ces deux assassinats. Rita Henkinet, une infirmière de profession, avait mis fin aux jours des deux enfants handicapés qu'elle avait élevés. Les enfants, qui avaient atteint l'âge adulte, avaient été endormis puis étouffés jusqu'à la mort. Elle avait ensuite tenté de mettre fin à ses jours mais avait échoué. La chambre du conseil de Liège avait déjà ordonné le renvoi de Rita Henkinet devant la cour d'assises de Liège. Elle avait par contre prononcé une ordonnance de non-lieu contre son frère Benoît. Le parquet avait fait appel de cette dernière décision. La chambre des mises en accusation a confirmé le renvoi de Rita Henkinet mais a aussi ordonné celui de son frère Benoît. Rita Henkinet assume seule la responsabilité de ce qui s'est passé et regrette que son frère, qui n'était pas présent au moment des faits, soit englobé dans cette affaire. Mais ce n'est pas une exception si l'on examine la jurisprudence. Un renvoi sur base de la qualification la plus grave permettra au juge du fond d'apprécier le plus souverainement possible. Dans le chef de Benoît Henkinet et dans le cadre de cette affaire complexe, nous espérons une évolution de cette qualification, a indiqué Me Alexandre Wilmotte. Le procès pourrait avoir lieu fin de l'année 2015 ou plus vraisemblablement au début de l'année 2016.