Le roi Philippe a salué lundi le rôle de l'Union européenne dans l'établissement de la paix durable qui prévaut entre ses Etats membres, après des siècles de conflits qui ont ensanglanté le Vieux Continent. La paix n'est pas seulement l'absence de guerre. La paix est bien plus que cela. Pour être durable, elle doit reposer sur un projet commun qui lie d'une façon nouvelle ceux qu'elle engage. Elle appelle à la création de solidarités, elle repose sur le tissage de liens plus étroits entre les peuples et le dialogue respectueux entre les nations. Elle dépend aussi de la qualité et du degré de confiance entre les responsables politiques des différents pays, a-t-il affirmé devant un parterre de représentants rassemblés au mémorial interallié de Cointe, symbole de la reconnaissance des alliés à la ville de Liège pour sa résistance en août 1914. Il faudra attendre la création de l'Union européenne, pour que ce regard nouveau prévale entre plusieurs Etats européens, ce qui assurera enfin des décennies de paix aux Etats qui en font partie, a ajouté le souverain. Le souvenir de la Première Guerre mondiale nous donne à réfléchir à la responsabilité des dirigeants et aux décisions qu'ils peuvent prendre pour préserver la paix et rapprocher les peuples. Ce défi reste aujourd'hui un enjeu majeur, a-t-il poursuivi. Selon le roi, la mémoire européenne nous rappelle qu'aucune paix ne peut être durable sans un état d'esprit qui surpasse la souffrance endurée, qui dépasse la question de la culpabilité et qui se tourne résolument vers l'avenir. L'Europe pacifiée, l'Europe unifiée, l'Europe démocratique. Nos grands-parents en ont rêvé. Nous l'avons aujourd'hui. Chérissons-là, et continuons à l'améliorer. Continuons ensemble à porter à travers le monde le message que la paix durable passe par une véritable réconciliation et un projet commun, a-t-il conclu