Le travailleur et délégué syndical CSC renvoyé le 7 novembre dernier de la société Boumatic, située à Remicourt , ne sera pas réintégré, a-t-on appris vendredi. Une concertation s'est tenue jeudi, à la suite du mouvement de grève initié par la CSC. Elle a abouti à la tenue d'un vote du personnel vendredi matin. Sur les 32 votants, 13 se sont prononcés en faveur de la réintégration et 19 s'y sont opposés. Même si la CSC regrette amèrement la non-réintégration de son délégué, elle a annoncé qu'elle respecterait le jeu démocratique et donc la décision prise par les travailleurs. A la suite du blocage de l'usine jeudi dès 6h30, un membre de la direction américaine du groupe Boumatic, présent à Remicourt, a rencontré le conciliateur social qui a plaidé une nouvelle fois la réintégration du délégué CSC licencié. La négociation s'est prolongée jusque tard dans la soirée. Finalement, il a été proposé, par le conciliateur social, de soumettre la réintégration du travailleur au vote du personnel ouvrier de l'entreprise remicourtoise. La CSC a assuré négocier les meilleures conditions de départ pour ce travailleur.