Bernard Wesphael, suspecté de l'assassinat de son épouse, dénonce dans une lettre transmise par sa fille sur Facebook l'autisme de certains magistrats et qualifie sa détention préventive de punitive. Le courrier de l'ex-député wallon, détenu depuis novembre 2013 à la suite de son inculpation pour l'assassinat de son épouse à Ostende, a été transmis aux quelques centaines de membres du groupe Facebook Les amis de Bernard Wesphael. Après la décision de la chambre des mises en accusation de Bruges de le maintenir en détention rendue jeudi, M. Wesphael déplore auprès de ses amis l'envol de nos illusions, nées du mouvement que vous avez engagé pour défendre l'innocence d'un homme. Mais bien au-delà et plus fondamentalement, pour défendre un droit auquel chaque justiciable doit pouvoir légitimement bénéficier, le respect de la présomption d'innocence. Au sujet de la justice, M. Wesphael ne empêcher de diagnostiquer une forme d'autisme dans le chef de certains magistrats, une inacceptable indifférence à la souffrance de celles et ceux qui subissent de force ce que vous avez intelligemment qualifié de détention punitive: l'abus de pouvoir dans toute sa splendeur.